La mise en oeuvre de l'obligation pour les entreprises comme pour les collectivités de ne plus éclairer les façades la nuit, est très variable d'une ville à une autre et les contrôles quasi-inexistants, constate l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (ANPCEN).

L'action de Strasbourg est saluée pour ses progrès

L'action de Strasbourg est saluée pour ses progrès, source :

Dans un bilan d'étape publié jeudi, l'ANPCEN fait état de "situations toujours contrastées" et "d'une absence de contrôle de la réglementation que sont censés faire appliquer les communes et l'Etat". Pour les lieux concernés (monuments, mairies, bureaux, etc.), l'obligation s'applique au plus tard de 01H00 à 07H00 du matin. 

 

Parmi les acteurs visés, les communes et l'Etat "ne sont pas ceux qui l'appliquent de manière exemplaire", relève aussi l'association.

 

"La phase de sensibilisation et de pédagogie est passée", écrit dans un communiqué l'ANPCEN  mais "force est de constater que la réglementation visant à éviter les gaspillages énergétiques et à prévenir les nuisances lumineuses reste non contrôlée".

 

Cette contrainte nouvelle est en vigueur depuis le 1er juillet 2013 et vise à réduire la pollution lumineuse nocturne, source de nuisances pour les animaux et parfois pour les humains (sommeil) et à réduire la facture d'électricité des usagers concernés.

 

Elle ne concerne pas l'éclairage de la voie publique, ni les enseignes lumineuses, et prévoit des exceptions pour les jours fériés, les illuminations de Noël et dans des "zones touristiques d'affluence exceptionnelle ou d'animation culturelle permanente".

 

Via un réseau de correspondants bénévoles, l'ANPCEN a étudié jusqu'à août  2014 une vingtaine de villes de taille très variable dont Lyon, Lille, Paris, Grenoble, Strasbourg et Nantes.

 

L'action de Strasbourg est saluée pour ses progrès avec désormais des bâtiments comme l'ENA, la préfecture, la bibliothèque nationale universitaire, l'opéra, les musées et bâtiments classés éteints la nuit, ainsi que la plupart des églises, administrations et écoles.

 

Paris, Nantes, Lyon, Lille et Angers sont aussi plutôt de bons élèves d'un éclairage nocturne réduit. 

 

Mais Lyon "peut mieux faire", estime l'association, avec le musée des Beaux arts, l'Opéra et l'Hôtel de ville encore allumés après 01H00. 

 

Royan, Le Puy-en-Velay, Saumur ou Melle (Deux-Sèvres) respectent ou ont fait des progrès significatifs pour respecter la réglementation.

 

Parmi les villes devant davantage s'engager pour appliquer la mesure figurent Limoges (Conseil régional, musée de la Résistance, université, murs de l'Evêché), Grenoble (Hôtel de ville, Beffroi, Hôtel du département, fort de la Bastille, etc.), Chambéry, Biarritz ou Saint-Junien (Haute-Vienne).

 

 

AFP