Le Crédit Foncier s'intéresse aux attentes et motivations d'un panel de 6.000 investisseurs privés tirés de son fichier clients et dresse un portrait-robot des ménages qui font le choix de l'investissement locatif en 2016.

Une étude consacrée aux attentes et motivations des particuliers investisseurs locatifs

Une étude consacrée aux attentes et motivations des particuliers investisseurs locatifs, source : Crédit Foncier

Il a 45 ans, son revenu annuel s’établit à 69.300 € et il achète un bien de 45 m² pour un montant médian d’acquisition de 164.000 €. Tel est le portrait-robot de l’investisseur locatif en 2016 que dresse le Crédit Foncier. A la veille du salon Patrimonia (Lyon, 29 et 30 septembre), le groupe publie une étude consacrée aux attentes et motivations des particuliers investisseurs locatifs. L’occasion aussi de revenir sur les raisons d’un réel engouement alors même que l’investissement locatif devrait représenter, en 2016, 15,4% des logements construits, contre 14,2% en 2015.

Les petites surfaces plébiscitées 

Le Crédit Foncier constate une prépondérance de l'appartement aux dépens de la maison individuelle : « neuf transactions sur dix (92%) portent sur des appartements, les maisons individuelles ne représentant que 10% des opérations d’investissement locatif. Depuis plusieurs années, les investisseurs se tournent très majoritairement vers les petites surfaces (2 pièces ou studios pour plus de la moitié des investisseurs). La surface du bien est, en moyenne, de 45 m2 pour un montant médian d’acquisition de 164.000 €, avec toutefois de fortes disparités régionales : le montant d’acquisition est ainsi de 195.000 € en Ile-de-France et de 171.000 € en Provence-Alpes-Côte d’Azur ».

 

Le Sud privilégié

L’Ile-de-France et les quatre régions les plus méridionales concentrent à elles seules 79% des investissements locatifs réalisés par les particuliers au cours du 1er semestre 2016 contre 73% en 2010, indique le Crédit Foncier. Les cinq régions les plus recherchées sont quant à elles l’Occitanie (26%), l'Ile-de-France (19%), l'Auvergne-Rhône-Alpes (12%), la Nouvelle Aquitaine (11%) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (11%). 
Le groupe fait toutefois valoir des spécificités selon la nature du bien : « s’il s’agit d’un investissement dans le neuf, il se fera majoritairement (62%) dans une zone géographique éloignée du domicile de l’investisseur ; s’il s’agit d’un investissement dans l’ancien, il se fera (67%) à proximité ».

 

Un attrait fiscal

La perspective de payer moins d’impôt est la première motivation citée par plus de la moitié (54%) des ménages investissant dans l’immobilier locatif. Le Crédit Foncier précise : « ils sont trois quarts des investisseurs (71%) dans le neuf et un quart dans l’ancien (16%) ». Logique, rappelons que dans le neuf, le dispositif Pinel ouvre droit à une réduction d’impôt. Ils investissent aussi dans la pierre pour « disposer d'un futur complément de retraite »(44% des sondés y pensent) et souhaitent également « se constituer un patrimoine » (41%). 
Concernant le profil de l'investisseur locatif, son revenu annuel médian s’établit à 69.300 euros, en augmentation de 9% en six ans (2010). L’âge moyen est de 45 ans ; les plus de 40 ans représentant l’essentiel des investisseurs locatifs particuliers (69% du total).

 

Les acquéreurs profitent de la baisse des taux

La part des investissements financée par le crédit ne cesse de progresser puisque, de 94% en 2010, elle est désormais à 98%, avec un montant médian emprunté en progression de 14% sur la même période, soit 164.000 €.

 

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