Comment les notaires voient-ils les deux prochains mois ? En mai 2017, l’activité de négociation immobilière s’est maintenue dans la majorité des études notariales, mais l’annonce de nouvelles mesures fiscales et la remontée des taux rend la fin de l’année plus incertaine.

Tendance du marché immobilier : Une activité qui se maintient

Tendance du marché immobilier : Une activité qui se maintient, source : Fotolia

L’activité : un marché en forme

Le marché de l’immobilier se porte bien avec un maintien de l’activité. Les études notariales qui ont investi dans la négociation immobilière s’en réjouissent. 60% des notaires considèrent qu’ils vont maintenir leur activité, signe d’un marché en bonne santé.

 

Évolution des prix : l’amélioration se poursuit

Les grandes villes connaissent un déséquilibre entre l’offre et la demande, aussi les prix tendent à la hausse : 25 % de nos correspondants contre 9 % fin avril considèrent ainsi que les hausses de prix vont se poursuivre à court terme. Mais, dans les petites villes, ce phénomène est loin de se généraliser en dépit de conditions plus favorables sur le plan économique. Globalement, la tendance demeure légèrement positive. Effet d’aubaine du côté des commerces, il semble y avoir un véritable effet Macron puisque la proportion des optimistes atteint désormais 8 % et que celle des pessimistes passe de 33 % à 25 %.

 

Le conseil des notaires : vendre avant d’acheter, avant de nouvelles mesures sur la fiscalité !

A terme, plus des deux tiers de nos correspondants pensent qu’il vaut mieux être vendeur qu’acquéreur. Ils semblent redouter pour la fin de l’année, à la fois une remontée des taux et de nouvelles mesures en matière de fiscalité immobilière. En effet, la conjonction de ces deux facteurs pourrait avoir des effets particulièrement néfastes sur les prix immobiliers. Comme s’il y avait urgence à profiter des bonnes dispositions du marché immobilier.

 

Tendances économiques contextuelles

Dans la zone euro, tous les clignotants sont au vert. La production industrielle est en plein essor et le taux de chômage est au plus bas depuis mars 2009. Cependant, l’inflation demeure très faible, +1,3 % par an, loin de la cible de +2 % que s’est fixée l’institution européenne et qu’elle n’a jamais atteint depuis le début de la crise. En conséquence, le président de la Banque Centrale Européenne a décidé de laisser inchangé son taux directeur (0 %) et de conserver son programme de rachat de dettes publiques et privées au niveau de 60 milliards d’euros jusqu’au début de l’année 2018. Ce soutien à l’économie donne aussi les moyens à la France de retrouver les équilibres qu’elle a eu tendance à perdre en fin de la précédente législature.

 

Source : Immonot.com